Le transport aérien en sauveur de l’humanité ?

Après les masques : les vaccins. Le défi logistique s’annonce gigantesque. Les ponts aériens du printemps passé sont déjà oubliés.  Dans les mois à venir, l'industrie mondiale du fret aérien devra être à la hauteur : 7,8 milliards d’humains à vacciner. Une dose par personne. Un besoin équivalant à 8’000 Boeing 747.

A supposer que la moitié des vaccins nécessaires soient acheminés par voie terrestre, dans les semaines à venir, l’avion est néanmoins appelé à relever un immense défi. DHL estime à 15’000 le nombre de vols nécessaires et il ne faudra pas compter sur les soutes des avions longs courriers, cloués au sol pour des mois encore.

Et pour compliquer le problème, les vaccins ne sont pas des masques. Ils sont fragiles. Pas question de les entreposer sur le tarmac en attendant leur transfert. Ils craignent le chaud. Des laboratoires où ils sont produits au cabinet médical où ils sont injectés, les vaccins doivent être conservés à des températures d’environ 5°C.

Et comme si cela ne suffisait pas, plus de 250 vaccins sont en cours de développement de par le monde. Impossible de dire lesquels seront disponibles en premier. Autrement dit, la préparation des opérations aériennes ne peut se faire que sur des hypothèses.

Et c’est là que l’on retrouve le savoir-faire du transport aérien, son sens de l’organisation, sa flexibilité et sa force de projection. L’avion n’est pas devenu l’un des moyens de transport les plus sûrs du monde par hasard.

Les compagnies aériennes ont déjà tiré les leçons des défis logistiques du transport des masques du printemps passé. Elles ont aussi identifié les points à améliorer pour une meilleure efficacité. Des procédures accélérées pour les autorisations de survol et d'atterrissage devront être instaurées. L’exemption de la quarantaine pour les membres d'équipage, la priorité à l'arrivée ou encore un allégement tarifaire figurent parmi les mesures indispensables à la réussite de ces opérations.

Après les masques et le transfert des patients en réanimation, qui a conscience, à cet instant crucial, que le secteur du transport aérien, si malmené ces derniers temps, est une fois de plus la clé de voute de la solution d’un problème ?

 

Philippe MEYER
philippe.meyer@premiairclassetv.com
https://youtu.be/TmOHkbv7NO0

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Commentaires

  • Cette fois, ce sont les asiatiques qui foncent pour le transport de marchandises aérien !

    Plusieurs projets de zeppelin sont lancés, empreinte carbone proche du zéro !

    Ce sera sans doute dans les airs que les transports de marchandise pourraient sauver les petits cerveaux des écolos extrémistes.

  • Monsieur Meyer, je comprend votre refus de publier mon dernier commentaire, vous ne faites pas de politique au sens "propre" du terme !

    Je respecte votre refus

  • Concernant les vaccins. premièrement, une bonne partie de l'humanité refuse de se faire vacciner.

    Même si obligatoire en admettant que ce soit le cas, obligatoire ne veut pas dire "forcé" !

    Selon plusieurs sondages effectués auprès de populations occidentales, plus de 40% de sondés refusent une telle vaccination.

    Cela fait 40 ans que les vaccins contre la grippe nous avaient promis de vaincre cette maladie comme ce fut par exemple cas avec la variole, il ne s'agit pas de virus semblables, ce sont des virus très contaminant et extrêmement mutants, donc 40 ans après cette promesse d'éradication des grippes nous n'avons fait que de rendre ces virus plus malins et plus vicieux, vouloir vacciner contre les virus type corona aboutirait au même constat, voir pire !

    Donc, ce ne sera pas 8 milliards de vaccins. de plus le vaccin américain se fait en deux doses séparées de quelques semaines, donc selon votre calcul ce serait 16 milliards et non 8 !

    A mon avis, il ne faudrait pas faire usage de telles armes de manière absurde, comme nous l'avons déjà fait, notamment avec les antibiotiques qui aujourd'hui n'agissent plus tellement les maladies ont mis en place des systèmes de défenses contre ces médicaments trop largement distribués, les institutions de santé nationales font toutes marche-arrière vis-à-vis des antibiothérapies pour des affections bénignes.

    Ce vaccin, en admettant qu'il fonctionne devrait seulement cibler les populations à risque, par exemple les enfants ne doivent pas être concerné vu l'extrême rareté de cas de développement de la maladie covid chez les enfants, voir chez les jeunes.

    Ne pas, d'entrée, développer des souches résistantes à ce nouveau vaccin serait plus judicieux !

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