La loi sur le CO2 : une « fausse bonne idée » à rejeter !

Les taxes proposées par la loi sur le CO2 sur laquelle nous votons ce weekend sont en opposition avec la réalité et les besoins économiques de notre pays. Voici pourquoi.

Les billets d’avion frappés d’une taxe de Frs. 30.- à 3'000.- par vol selon les distances et le type de voyages représentent un surcoût pour les compagnies et les voyageurs à chiffrer en millions de francs (sur la base du trafic de 2019). C’est tout simplement irréaliste et en décalage complet avec les besoins de mobilité des industries (acteurs de l’aérien et clients) qui font face à une crise majeure et durable. Plusieurs milliers d’emplois sont directement menacés par cette mesure sans compter l’effet indirect sur les importateurs et les exportateurs de notre industrie qui ne manqueront pas de réagir en fonction de cette hausse des coûts.

Ajoutés à cela, cette loi ne consiste qu’en une première étape, et si elle est acceptée, d’autres propositions sont à l’agenda, telles qu’organiser progressivement la fin du trafic aérien sur les vols intérieurs d’ici 2025. C’est totalement irréaliste et contre-productif, car les passagers utiliseront des connections via des hubs étrangers. Cela ne fait que déplacer le problème et empirer l’impact carbone d’un déplacement. Comme pour la différence entre prix et coût, il est indispensable de raisonner en termes d’impact complet d’un déplacement et non en termes de secteur de déplacement.

Il est essentiel de protéger l’environnement. L’industrie aéronautique l’a compris depuis longtemps. Elle a fait d’énormes investissements et d’innovation pour réduire son empreinte carbone contrairement à d’autres industries restées passives. Mieux, elle ne représente que 3% des productions de gaz à effet de serre.

L’aviation est un vecteur de prospérité qui ne doit pas faire l’objet d’un acharnement aveugle et mortifère pour l’emploi. L’aérien est ainsi l’un des principaux vecteurs de création de richesses. Il est aussi indispensable aux échanges humains, les seuls à pouvoir préserver la paix et la liberté.

Si la loi sur le CO2 est acceptée, les compagnies aériennes licencieront encore du personnel, réduisant leurs activités en Suisse et entrainant perte de connectivité et délocalisation d’entreprises, donc perte d’emplois indirects également.

Est-ce cela que nous voulons ? NON à cette « fausse bonne idée » qu’est la loi sur le CO2 !

Philippe MEYER
philippe.meyer@premiairclassetv.com
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