La réalité sur les trains de nuit

Excellente intervention de Vincent DUCROT, CEO des CFF, (https://youtu.be/ANvzS_H4sB8), au Forum Mobilité TPG/Le Temps du 16.09.2021.

A la question de l’absence concrète de développement des trains de nuit en Europe, voici sa réponse (citation) :

« Le train de nuit restera un marché de niche. Un train de nuit transporte 150 passagers, cela représente les 2/3 de la capacité d’un avion moyen-courrier. Et pendant que le train de nuit effectue un aller, un avion fait 6 ou 7 rotations. De plus, l’avion a un coût au km par siège qui est inférieur au péage auquel doit s’acquitter la compagnie de chemin de fer pour faire rouler le train sur de l’infrastructure. Il est donc impossible dans ce contexte de développer les trains de nuit. Le coût de cette prestation est tellement cher qu’elle n’est absolument pas rentable. »

Et si le monde politique écoutait les professionnels sur ce sujet ? Derrière les slogans se dresse une réalité : l’exploitation des trains de nuit coûte horriblement cher. Qui paiera, alors qu’une prestation existe déjà, plus efficace et à moindres coûts ?

 

Philippe MEYER
philippe.meyer@premiairclassetv.com
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Commentaires

  • Et la pollution ? vous aimez ?
    Moi pas !

  • Personne n'aime la pollution. Mais il faut faire une pesée des intérêts. Dire que les trains de nuit vont remplacer les vols courts et moyens courriers constitue un miroir aux alouettes. C'est financièrement et opérationnellement impossible. Mais comme personne n'aime la pollution, il s'agit dès aujourd'hui d'investir massivement dans les technologies qui permettront de pratiquement éliminer la pollution de nos déplacements européens: cela passe dans un premier temps par le kérozène durable (SAF), puis pas l'électrification et l'hydrogénisation de l'aviation. Quant aux trains de nuit, tant mieux si des lignes se développent, mais cela restera un marché de niche, comme le dit le directeur des CFF.

  • Le train de nuit est un moyen de déplacement magnifique, le prix en vaut la peine, mais c’est effectivement un véhicule de riche. , et surtout sa capacité, comme tu l’expliques bien, est tout à fait limitée. Il n’est effectivement pas adapté à la majorité des usagers , qui a pris l’habitude de voyager quasi gratuitement…

  • Avez-vous vécu à la route de Meyrin puis à Vernier -village ?
    Moi oui !
    Les instituteurs et institutrices devaient s'interrompre chaque fois qu'un avion décollait ou atterrissait !

    Ceci étant, je comprends que vous préfériez l'avion aux transports publics mais ne le partage pas.

    PS : je paie mes billets de train ... près de 40 ans en tant que secrétaire d'avocat ...

  • Parfaitement exact

  • Je connais peu d'habitants riverains de l'aéroport qui s'y soient installés avant l'avènement des jets (années 60). Dès lors, votre loyer plus faible tient compte du bruit. Vous ne pouvez pas avoir le beurre et l'argent du beurre.
    Vous ne pouvez pas comparer l'avion et les transports publics, ils répondent à des besoins différents. Par ailleurs, habitant à côté de la ligne de transport public du Léman Express, je peux vous assurer que nombre de mes voisins se plaignent du bruit.
    A ce propos, une étude européenne démontre que 10 x plus d'habitants sont incommodés par le bruit des trains que par celui des avions. Et la nuit, si vous habitez proche d'une voie ferrée, ce sont les trains marchandises qui vous réveillent! Pas sûr que les riverains des chemins de fer partage votre enthousiasme pour les trains de nuit...

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