Le ciel chinois

Selon les prévisions de Boeing, les compagnies aériennes chinoises devraient acheter 8’700 nouveaux avions d'ici 2040, des achats évalués à 1,47 milliards de dollars, doublant ainsi la taille de la flotte d’avions de ligne du pays.

La demande chinoise d'avions gros-porteurs devrait représenter 20 % du total des livraisons mondiales.

Ainsi, l'industrie chinoise de l'aviation civile créera plus de 400’000 nouveaux emplois, (des pilotes, des équipages de cabine, des techniciens) d'ici 2040.

La reprise rapide du trafic intérieur chinois témoigne de la force et de la résilience sous-jacentes de ce marché. Il existe d’ailleurs des opportunités prometteuses d’expansion des routes internationales long-courriers depuis la Chine ainsi que de la capacité de fret aérien.

Les monocouloirs devraient représenter près de 6’500 livraisons, tandis que les gros porteurs, y compris pour le fret, en totaliseront 1’850 et représenteront 44% de la demande en valeur, selon Boeing, qui attend toujours que son modèle 737 Max soit autorisé par les régulateurs chinois après que la plupart des autres marchés l'ont autorisé à voler à nouveau.

Boeing prévoit également que le marché intérieur de passagers en Chine dépassera le trafic intra-européen d'ici 2030 et celui d’Amérique du Nord d'ici 2040.

Alors qu’en Europe, certaines voix s’élèvent pour limiter la croissance (voir restreindre) du trafic aérien, en Asie et plus particulièrement en Chine, on a bien compris qu’il s’agit d’un secteur synonyme de prospérité. D’autant plus que sa libéralisation, notamment grâce au modèle des compagnies à bas coûts, permet de démocratiser les voyages et d’offrir à de nouvelles catégories sociales la possibilité de découvrir de nouveaux horizons.

Alors que la Chine s’est réveillée, l’Europe tend à s’endormir…

 

Philippe MEYER
philippe.meyer@premiairclassetv.com
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