Pour le transport aérien, le futur a déjà commencé

Quoiqu’en disent ses détracteurs, le secteur aéronautique est totalement impliqué dans la recherche de la neutralité carbone. Cela ne date pas d’aujourd’hui. Dès le début des années 2000, IATA avait fixé comme objectif au transport aérien la neutralité carbone en 2050. Les recherches n’ont pas cessé et elles se sont même accentuées. C’est d’ailleurs ce qui explique qu’avec une croissance moyenne de 5% par an depuis 2000, soit une multiplication du trafic par 2,5 en 20 ans, la part totale des émissions du secteur ait constamment diminué pour plafonner aux alentours de 2,5%. Il n’y a d’ailleurs rien de mystérieux à cette évolution. L’écologie est très rentable pour le transport aérien. Moins il consomme et plus il est profitable. C’est d’ailleurs un des facteurs qui a permis la baisse constante des tarifs.  

En Europe, où les distances sont courtes et les équipements au sol importants, les dessertes par voie terrestre vont gagner une part de marché sur l’aérien. Mais ce n’est certainement pas une situation générale dans le monde. Partout ailleurs, le transport aérien restera indispensable pour des raisons multiples : grandes distances, infrastructures au sol déficientes et contraintes de sécurité. Et puis il restera tous les vols long-courriers pour lesquels il n’existe aucune alternative à l’avion. Certains prédisent que le trafic aérien pour des raisons professionnelles sera progressivement remplacé par des visio-conférences. Il n’en sera rien pour au moins deux raisons : d’abord s’il est ainsi possible de préparer un contrat ou de donner des directives à des équipes éloignées, rien ne remplacera le contact direct pour finaliser les transactions ou pour en obtenir de nouvelles. La marche en avant va reprendre dès que la totalité des frontières seront réouvertes, et elle sera solide.

Le transport aérien n’est pas mort, loin s’en faut, même si cela déplait à certains tenants de la décroissance. Et en réalité, c’est très bien pour la planète ainsi que pour les rencontres entre les peuples, garants d’un avenir pacifique.

Philippe MEYER
philippe.meyer@premiairclassetv.com
www.youtube.com/premiairclassetv

 

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Commentaires

  • Cher Monsieur,

    "En réalité, c'est très bien pour la planète" : à nuancer puisque l'on observe que le transport aérien est le véhicule principal de la covid comme le montre la propagation rapide du dernier variant intitulé "Omicron" en provenance d'Afrique australe. Et comme les contrôles aux aéroports sont pour le moins aléatoires, en particulier celui de Genève, ce variant est peut-être déjà en terre genevoise.

  • Le Covid ou toute pandémie est un épiphénomène momentané (espérons-le!) dans l'histoire de l'humanité. Tout ce qui a permis aux différents peuples de se rencontrer, de se parler, de se découvrir, de se comprendre a fait du bien à l'humanité. Il n'y a rien de pire que le replis sur soit et l'ignorance de l'autre. Les pandémies sont malheureusement des dommages collatéraux de ce monde...

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