Humeur

  • To ski or not to ski ?

    Villars, samedi passé. Il y a foule, comme dans toutes les stations de ski suisses. Quelle leçon en tirer à l’heure du Covid ?

    D’abord, tirons un grand coup de chapeau aux collaborateurs des remontées mécaniques : très professionnels, ayant mis en place des cohortes de barrières pour canaliser la foule et faire respecter les distances, ils contrôlent que chacun porte bien son masque jusque sous les yeux. D’ailleurs, malgré le soleil radieux, pratiquement tous les skieurs se sont équipés en tenue de protection intégrale : cagoulés, casqués, emmitouflés, masqués : l’ambiance n’est pas à la bronzette. Impossible de distinguer des visages familiers, même les nez ont disparu sous les couches de protection !

    Soyons francs : durant mes 7 heures passées sur les pistes, je ne me suis pas soucié une seule seconde de pouvoir attraper un virus autre que celui de l'amour de la poudre.

    Par contre, je ne l’ai pas vue, mais je l’ai sentie, cette joie de vivre et ce soulagement de pouvoir sortir, profiter du plein air, de la beauté de notre nature et de nos splendides paysages. Un sentiment de reconnaissance vis-à-vis de nos autorités qui tiennent aussi compte de l’urgence du maintien de notre santé psychologique, indispensable en ces temps troublés. Puissent nos autorités fédérales garder cette hauteur de vue et qu’elles ne glissent pas sur la pente des interdictions totales, si néfastes pour notre santé mentale.

    Alors oui, le ski comme dernier tremplin pour traverser cette épreuve sans trop de casse !

    Philippe Meyer

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